Léonie, la sœur de Lucie, épousera Mr Lainé Léandre dans des circonstances exceptionnelles, dont je ne me souviens plus bien, mais les relations familiales étaient très tendues du côté des parents du jeune marié Léandre Lainé. La famille Lainé était vraiment très riche en terres et fermages (comparativement au niveau moyen local) et ce mariage avec Léonie fut donc considéré comme une mésalliance par les parents Lainé, si je me souviens bien. Le jeune mari Lainé Léandre mourra très tôt. Léonie se retrouvera donc veuve avec son fils Jean et devra se débrouiller seule, très courageusement. Elle se consacra alors totalement à la vie de son fils, allant, par exemple, jusqu’à louer une chambre en face la caserne où il faisait son service militaire… Amour total, dévoué.

5 générations vivantes : Premier plan Jean Lainé bébé, dans les bras de sa tri aïeule Marthe Pattedoie, au centre et derrière Augustine Lardit (fille de Marthe), à gauche Léonie (fille d’Augustine), à droite Jean Lainé (fils de Léonie)


Entre les 2 sœurs, Lucie et Léonie, il y eut, un moment, une profonde brouille à la suite de l’héritage au décès de leur mère Augustine. Au moment d’hériter de la maison de Bourcefranc, au décès de leur mère Augustine en 1952, il fallut faire le partage des terres entre les 2 sœurs et payer les droits. Léonie choisit de vendre la moitié du grand terrain de la maison de Bourcefranc à un voisin, plutôt que de la vendre à sa sœur Lucie, qui le lui demandait pourtant. Le terrain fut donc coupé en 2, au grand dam de Lucie qui habitait la maison et le reste du terrain.

Cela finira pourtant par s’estomper après quelques années, et les relations normales entre les 2 sœurs reprirent bientôt.

Autant qu’il m’en souvienne, le produit de la vente de ce terrain et celui de la vente de la boulangerie, furent donnés à Jean par sa mère Léonie, afin de lui permettre d’investir dans les assurances à Niort (ce qu’il fit avec brio).

Nota : Tout fut systématiquement coupé en deux pour cet héritage. J’ai donc ainsi, aujourd’hui en 2009, la moitié d’un très joli service d’assiettes décoratives dont les dessins racontent une pièce de théâtre de Molière. Je n’en ai que la moitié….. idiot, non ?

Au décès de Lucie, Flavien Massé héritera de l’usufruit de cette maison et du reste du terrain. Il ira souvent chez les Lainé, invité par eux à Royan (voir Flavien).